Dans l’eau de la claire fontaine

 

Bourgs endormis, beautés sereines
Les Paysages du Morvan
Pourraient dans les années qui viennent
Subir d’étranges changements
 
D’ors et déjà quelques hélices
Se sont plantées dans le décor
Sans compter bien d’autres sévices
Qui nous menacent hélas encor
 
Ne jouons pas les bons apôtres
Quand on saccage sa maison
Il faut s’attendre un jour ou l’autre
A ce qu’on paye l’addition.
 
Bientôt ou dans cent peut-être
Nos si riants vallons boisés
Au lieu de sapins et de hêtres
Auront pour ombre des palmiers
 
Quand sera-t-il de nos rivières
De nos ruisseaux, de nos étangs
Bientôt réduits à quelques pierres
C’est le destin qui les attend
 
Adieu la faune morvandelle
Tous ceux qui chassaient la perdrix
Parmi les chameaux les gazelles
Devront se mettre au safari
 
Dans ce monde qui nous afflige
Gageons que l’on trouvera bien
Moyen de montrer des vestiges
A nos touristes de demain
 
Avant que de changer d’époque
Restent des havres de douceur
Et des endroits qui nous évoquent
Les tableaux de Rosa Bonheur